Critique du roman L’énigme de la rose écarlate (par Emile Thibault)

*Une critique signée Emile Thibault  (élève à l’école L’Envolée) grâce à la collaboration de son enseignante de français, Céline Marin.

 

ET SI SHERLOCK HOLMES ET ARSÈNE LUPIN S’ÉTAIENT RENCONTRÉS ENFANTS?

Le troisième titre de l’excellente série « Sherlock, Lupin et moi » est un petit chef-d’œuvre de livre policier

pour enfants de l’auteur italien Iacopo Bruno. L’Énigme de la rose écarlate est un livre policier surprenant pour lecteur intermédiaire aux personnages vivants et intéressants.

L’histoire commence à Londres durant les années 1870. Le personnage principal, Irène Adler, est une jeune fille de bonne famille qui mène en secret la vie de détective avec ses deux amis : Sherlock Holmes et Arsène Lupin. Alors que la deuxième aventure vient de se terminer, Irène reprend la vie normale jusqu’à ce que Sherlock trouve alors dans le journal la clé d’une énigme. C’est un problème d’échec et qui, résolu, démontre trois coordonnées géographiques. Elle a été créée par un certain Frère Noir. Un riche marchand se fait alors assassiner. Le lieu du meurtre est une des coordonnées trouvées par Sherlock.  On retrouve peu après une rose écarlate sur les lieux du crime. C’était le symbole d’un gang de hors-la-loi célèbres quelques années auparavant. Un second riche marchand se fait ensuite assassiner, marqué lui aussi par la rose écarlate et retrouvé, comme le premier, sur les lieux découverts par le trio. Accompagnée de ses deux amis, Irène va quérir l’aide de Scotland Yard, la police anglaise, mais ridiculisés, les trois jeunes décident de mener l’enquête. Réussiront-ils à résoudre le mystère? Je ne vous dévoilerai pas la fin, mais je peux vous dire que l’histoire se clôt en annonçant la trame de la prochaine histoire.

Pour ce qui est des personnages, ils sont simples et correctement ficelés, mais beaucoup plus matures et réfléchis pour des enfants de leur âge. Sherlock Holmes a déjà son don de déduction célèbre à travers l’univers du roman policier et Arsène Lupin possède déjà son humour et son adresse. J’a

i beaucoup apprécié le majordome des Adler, car il est dévoué, solidaire et perspicace envers sa maitresse, Irène. Le fait qu’Irène ment sans vergogne à ses parents et que son majordome la couvre montre le fait qu’il est plus qu’un domestique, mais un ami fidèle. J’ai apprécié grandement les personnages principaux même s’ils ont des qualités un peu exagérées pour leur âge.

Aussi, j’aimerais souligner l’idée géniale de l’auteur Iacopo d’avoir créé une jeunesse aux deux plus grands détectives de roman policier de tous les temps. Le fait qu’il ait introduit Irène Adler, l’ennemi de Sherlock Holmes dans Scandale en Bohème est aussi vraiment intéressant. Pour un lecteur ne connaissant pas le monde du roman policier, en particulier celui de Sherlock Holmes, le nom de ce personnage n’a pas vraiment d’intérêt. Par contre pour un lecteur averti, ce nom prend tout son sens. Iacopo a su trouver une façon originale d’expliquer la fascination de Sherlock Holmes pour Irène Adler, une fois devenu adulte.

Finalement, L’énigme de la rose écarlate, un roman policier écrit à la façon d’un journal intime, celui d’Irène, est à lire pour tous ceux qui veulent passer un bon moment avec juste ce qu’il faut de sang, de cadavres et de suspense. J’ai beaucoup apprécié ce livre et je le recommande fortement. Bonne lecture à tous !